Aller au contenu principal

Le SOPK : Syndrome des ovaires polykystiques

Qu’est ce que le syndrome des ovaires polykystiques ? (SOPK)

Le syndrome des ovaires polykystiques est un trouble endocrinien qui affecte principalement les femmes en âge de procréer. Il débute habituellement pendant l’adolescence, mais les symptômes peuvent évoluer avec le temps. Ce syndrome est dû à un dérèglement hormonal d’origine ovarienne et hypophysaire.

Le SOPK se manifeste par une variété de symptômes, notamment des irrégularités menstruelles, un excès d’hormones mâles (hyperandrogénie) et la présence de kystes sur les ovaires. Ce trouble peut entraîner des répercussions importantes sur la fertilité, la santé métabolique et la qualité de vie générale.

 

Symptômes du SOPK

Les symptômes du SOPK sont variables d’une personne à l’autre, peuvent évoluer au fil du temps et se manifestent souvent sans facteur déclencheur clairement déterminé. Parmi les symptômes possibles et fréquents il existe :

  • des règles abondantes, longues, irrégulières, imprévisibles ou inexistantes ;
  • l’allongement du délai de conception ou l’infertilité féminine (due à l’anovulation) ;
  • l’acné ou une peau grasse ;
  • des kystes ovariens ;
  • une pilosité excessive sur le visage ou le corps (hirsutisme) ;
  • des taches foncées sur la peau (acanthosis nigricans), le plus souvent sur la nuque, sous les bras et dans la région de l’aine ;
  • une calvitie ou une chevelure clairsemée ;
  • une prise de poids, en particulier au niveau du ventre.

Les personnes atteintes du SOPK sont davantage susceptibles de développer d’autres problèmes de santé, notamment :

  • un diabète de type 2 ;
  • une hypertension artérielle ;
  • une hypercholestérolémie ;
  • une cardiopathie ;
  • une apnée du sommeil ;
  • un cancer de l’endomètre (cancer de la paroi interne de l’utérus).

Le SOPK peut également être à l’origine d’une anxiété, de dépression, de fatigue, de troubles de l’humeur ou d’une image corporelle négative.

 

Le diagnostic du syndrome des ovaires polykystiques

Le diagnostic du SOPK repose sur les critères de Rotterdam, qui nécessitent la présence d’au moins deux des trois éléments suivants :

  • une hyperandrogénie, visible cliniquement (pilosité excessive, acné, chute de cheveux de type androgénique) et/ou confirmée par une prise de sang ;
  • une ovulation rare ou absente, se traduisant par des cycles irréguliers. Des cycles de moins de 21 jours ou de plus de 35 jours sont considérés comme anovulatoires (cycle sans ovulation) ;
  • des ovaires polykystiques à l’échographie, définis par la présence d’au moins un ovaire contenant plus de 12 petits follicules (de 2 à 9 mm) et/ou un volume ovarien supérieur à 10 ml, en l’absence de kyste ou de follicule dominant.

Un bilan biologique est généralement réalisé entre le 2ᵉ et le 5ᵉ jour du cycle menstruel. Il comprend notamment le dosage de la FSH (hormone folliculostimulante) et de la LH (hormone lutéinisante), deux hormones sécrétées par l’hypophyse.

 

La prise en charge du SOPK

Le syndrome des ovaires polykystiques ne se guérit pas, mais il existe des traitements permettant d’en atténuer les symptômes. La prise en charge est dite symptomatique et s’inscrit dans la durée, généralement jusqu’à la ménopause.

Les traitements ont pour objectifs de :

  • réduire les symptômes liés à l’excès d’hormones androgènes (acné, pilosité excessive) ;
  • réguler les cycles menstruels, afin d’améliorer la fertilité et de diminuer le risque de cancer de l’endomètre ;
  • corriger les déséquilibres métaboliques, notamment ceux liés au sucre dans le sang ;
  • accompagner la perte de poids lorsqu’un surpoids est présent.

La prise en charge est toujours personnalisée. Elle dépend :

  • de la nature et de l’intensité des symptômes ;
  • de l’âge ;
  • et des projets de grossesse de la femme.

Le traitement repose principalement sur :

  • une amélioration de l’hygiène de vie (alimentation équilibrée, activité physique), souvent essentielle pour limiter les symptômes ;
  • un traitement médicamenteux, comme la pilule œstro‑progestative, notamment en cas d’hirsutisme ou de troubles des cycles ;
  • des traitements de fertilité, y compris la fécondation in vitro, lorsque le désir de grossesse est présent ;
  • un accompagnement psychologique, proposé si l’impact émotionnel du SOPK est important.

 

Sources :

medecindirect.fr

Site officiel de l’Organisation mondiale de la Santé

ameli.fr

Le SOPK : Syndrome des ovaires polykystiques