Conseil
18.05.2026
La prévention
Au début du mois de mars 2026, la France connaît un démarrage exceptionnellement précoce et puissant de la saison des pollens. Alors que l’hiver vient à peine de se terminer, plusieurs régions sont déjà touchées par des concentrations très élevées, provoquant une recrudescence rapide des symptômes allergiques. Les températures douces et l’ensoleillement de ces derniers jours ont favorisé une pollinisation massive et en avance de plusieurs semaines.
Selon des allergologues et les réseaux de surveillance, la saison pollinique 2026 a démarré trois semaines plus tôt que la normale. Les pollens d’aulne, de frêne et de bouleau, particulièrement allergisants, dominent déjà l’atmosphère. Les premiers pollens de graminées, habituellement attendus entre mi et fin mars, ont même été détectés dès la première semaine du mois.
Dans le Grand Est, l’association Atmo confirme que les aulnes sont en pleine pollinisation, avec un risque allergique déjà qualifié d’« élevé », et susceptible d’atteindre le niveau « très élevé » en cas de températures printanières plus marquées. Les noisetiers, charmes, frênes et saules sont également en période d’émission active.
La quasi-totalité du pays est concernée, avec des pics d’alerte variables selon les régions :
Le phénomène est national : dès la fin février, la quasi‑totalité de la France était placée en vigilance.
L’hiver 2025‑2026 a été marqué par des températures particulièrement douces en fin de saison. Fin février, certaines régions ont enregistré 16 à 18 °C, des valeurs dignes d’un mois d’avril. Ce redoux, combiné à un temps sec et ensoleillé, constitue un « catalyseur » pour la mise en suspension des pollens dans l’air.
Les conditions météorologiques actuelles, avec du vent, du soleil et une atmosphère sèche, amplifient encore la dispersion. L’arrivée de poussières sahariennes début mars contribue en parallèle à aggraver la qualité de l’air, augmentant la gêne respiratoire chez les personnes allergiques.
Les symptômes les plus fréquents incluent :
Même les personnes habituellement sensibles aux graminées mais pas aux arbres peuvent souffrir plus tôt que d’habitude : l’inhalation prolongée de pollens d’arbres « prépare le terrain » à des réactions amplifiées lors du pic des graminées, prévu dans deux à trois semaines.
Les allergologues et organismes de surveillance recommandent d’adopter plusieurs réflexes :
Avec plusieurs semaines d’avance et des concentrations déjà élevées, la saison 2026 pourrait être l’une des plus précoces et intenses observées ces dernières années. Les pollens de bouleau, extrêmement allergisants, sont attendus d’ici peu, suivis par l’arrivée massive des graminées au printemps. Les spécialistes invitent donc à une vigilance renforcée dès maintenant, même pour les personnes qui ne ressentent habituellement les symptômes qu’à la fin du printemps.