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Maladie rénale : dépister tôt pour agir plus vite

Les maladies rénales représentent un enjeu majeur de santé publique. En France, on estime que 7 à 10 % de la population est concernée par une atteinte rénale chronique, soit autour de 5,7 millions de personnes, en particulier celles touchées par le diabète, l’hypertension ou l’obésité.

 

Qu’est-ce que la maladie rénale chronique ?

La maladie rénale chronique (MRC) est une atteinte des reins qui s’aggrave progressivement et ne peut pas être complètement guérie. Elle évolue souvent sans symptômes au début.

 

Elle se définit par une baisse durable de la capacité des reins à filtrer le sang (pendant plus de 3 mois) ou par la présence de protéines dans les urines.

Quand les reins fonctionnent moins bien, ils filtrent moins efficacement les déchets du sang et cela perturbe plusieurs fonctions importantes :

  • Élimination des toxines
  • Équilibre de l’eau et des sels minéraux
  • Production de vitamine D
  • Fabrication de l’hormone qui stimule la production des globules rouges

Facteurs et causes principales :

Deux maladies représentent près de 50 % des cas observés :

  • Le diabète, qui endommage les petits vaisseaux des reins ;
  • L’hypertension artérielle, qui détériore progressivement les fonctions rénales.

D’autres facteurs comme l’âge avancé, les pathologies cardiovasculaires, l’obésité ou l’hérédité peuvent aussi contribuer à l’apparition de la MRC.

 

Symptômes et dépistage

Souvent asymptomatique au début, la maladie est fréquemment détectée lors d’un bilan sanguin ou urinaire réalisé pour d’autres raisons. Une surveillance systématique est recommandée pour les personnes à risque (diabétiques, hypertendus).

Les signaux d’alerte comprennent fatigue, troubles du sommeil, œdèmes, perte d’appétit ou modifications de la couleur de l’urine, mais ils n’apparaissent généralement qu’à un stade avancé.

 

Diagnostic

Le diagnostic repose sur deux examens clés :

  • Prise de sang pour mesurer la créatinine et estimer la capacité des reins à filtrer le sang.
  • Analyse d’urine pour vérifier s’il y a des protéines (comme l’albumine), ce qui peut indiquer un problème rénal.

Prise en charge et suivi

Une prise en charge précoce permet de ralentir l’évolution vers l’insuffisance rénale terminale. Le suivi repose sur :

  • Une équipe pluridisciplinaire (médecin traitant, néphrologue, diététicien, cardiologue, infirmier, psychologue…)
  • Analyses biologiques régulières (sang et urines) pour surveiller l’évolution.
  • Adaptations hygiéno-diététiques : maîtrise de la tension artérielle, régime sans excès de sel, contrôle glycémique, maintien de l’hydratation, activité physique, etc.
  • Vigilance accrue face aux éventuelles complications (cardiovasculaires, anémie, troubles osseux).

Évolution et traitements

Si la MRC progresse vers une insuffisance rénale terminale, des traitements de suppléance deviennent nécessaires :

  • Dialyse (hémodialyse ou dialyse péritonéale) pour remplacer la fonction rénale ;
  • Greffe de rein, souvent la meilleure option sur le plan qualitatif.

Pourquoi agir tôt ?

Le dépistage précoce chez les populations à risque (diabétiques, hypertendus, obèses, cardiovasculaires) est crucial :

  • Il permet de retarder l’évolution vers l’insuffisance terminale,
  • Il évite des complications graves,
  • Il allonge l’espérance de vie des patients

En résumé

Les maladies rénales sont fréquentes et silencieuses, mais bien traitées, elles n’évoluent pas irréversiblement. Une surveillance adaptée, des changements liés au mode de vie et un accompagnement médical régulier permettent une préservation significative de la fonction rénale.

 

Sources : Maladie rénale chronique et insuffisance rénale chronique : définition et causes | ameli.fr | France Mutualité

Maladie rénale : dépister tôt pour agir plus vite