Conseil
26.01.2026
La prévention
En 2026, la santé mentale s’impose comme une priorité nationale. Après une première mobilisation en 2025, le Gouvernement a décidé de prolonger et d’amplifier cette initiative afin de répondre à un enjeu majeur de santé publique : près d’un Français sur cinq est concerné par un trouble psychique, et les besoins en prévention et en accompagnement n’ont jamais été aussi importants.
Oser, reconnaître, se confier, écouter, accompagner, consulter : six verbes d’action qui peuvent tout changer pour la santé mentale.
Pour 65 % des Français, la santé mentale est un sujet tabou.
Oser ouvrir le dialogue, ça peut tout changer.
Parler de ses difficultés, de son stress ou de sa tristesse, permet de prendre plus facilement conscience de l’état de sa santé mentale. Le plus important, c’est d’oser en parler à un proche ou à un professionnel.
Oser parler de santé mentale, ça peut aussi être sous la forme d’un sms ou d’un message vocal à un ami, d’un mail à une association ou d’un appel à une ligne d’écoute gratuite.
62 % des Français ont déjà traversé une période de mal-être.
Reconnaître le mal-être d’un proche, ça peut tout changer.
Plusieurs signes indiquent un mal-être psychique : un changement des habitudes alimentaires, des problèmes de sommeil ou d’humeurs répétitifs, un stress et une anxiété persistants, une baisse de l’estime de soi, des difficultés à se concentrer, une démotivation pour des activités auparavant agréables, une perte d’énergie, des difficultés à prendre soin de soi, un isolement, des idées noires, etc.
51 % des Français ne parlent pas de leur mal-être psychique en raison du regard des autres.
Se confier lorsque ça ne va pas, ça peut tout changer.
Aujourd’hui, la parole autour de la santé mentale se libère. Nous prenons de plus en plus conscience de l’importance d’en prendre soin au quotidien. Parler de nos émotions ou de nos difficultés est le premier pas pour aller mieux.
Pour 72 % des Français, il est difficile de parler de santé mentale, même avec un proche.
Savoir écouter, c’est important et ça s’apprend… Cela nécessite de laisser l’autre parler sans le critiquer ou le corriger. Une écoute bienveillante signifie aussi se concentrer sur ce qui est dit, sans faire d’autres activités en même temps, en laissant le temps à l’autre de s’exprimer, sans l’interrompre.
64 % des Français ne parlent pas de leur mal-être psychique car ils pensent y arriver seuls.
Écouter et être présent aident un proche à surmonter un mal-être léger et court dans le temps. Mais parfois, avec toute la volonté du monde, cette aide ne suffit pas. Aider un proche, c’est aussi trouver avec lui des ressources en ligne fiables, l’orienter vers le médecin traitant ou un professionnel de la santé mentale, ou encore l’accompagner aux consultations.
Sur internet ou sur les réseaux sociaux, toutes les ressources sur la santé mentale ne se valent pas. Les contenus qui viennent des associations reconnues ou des institutions comme ameli.fr et qui mettent à jour leurs informations sont des sources de confiance.
Le portail santementale.gouv.fr répertorie des lignes d’écoute et structures qui proposent un soutien psychologique de manière gratuite et anonyme.
Si vous ressentez le besoin de consulter un professionnel de santé, vous pouvez bénéficier du dispositif « Mon soutien psy ».
Consulter dès les premiers signes de mal-être, ça peut tout changer. Consulter un professionnel de la santé mentale est aussi naturel que de consulter un médecin pour un mal de dos ou un dentiste pour un problème aux dents. Le mot « psy» regroupe à la fois les psychologues, les psychiatres et les psychothérapeutes.
Consulter dès les premiers signes permet de prendre en charge le mal-être avant qu’il ne devienne plus grave et dure dans le temps. Le programme « Mon soutien psy » propose un accompagnement de 12 séances chez le psychologue par an, remboursées par la sécurité Sociale.
Source : info.gouv.fr | ameli.fr – Santé mentale : définition et facteurs en jeu