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La phobie scolaire...


29 Août 2018 ... quand l'école rend malade
Boule au ventre, sueurs froides, nausées… Les crises d’angoisses et les attaques de panique subies par les victimes de phobie scolaire, les empêchent de se rendre à l’école.

Franchir les grilles de l’école, du collège ou du lycée peut s’avérer périlleux pour les enfants et adolescents. Les symptômes les plus courants sont les sueurs froides, les nausées, vomissement, palpitations et migraines. Les enfants marquent de la résistance lorsqu’on essaie de les contraindre à prendre le chemin de l’école. Ces signes sont le reflet de la phobie scolaire.

Loin de la fainéantise ou du caprice, ce trouble, également nommé par les psychiatres « refus scolaire anxieux », concernerait aujourd’hui 1 à 5% des élèves du CP jusqu’à la terminale.

Ces symptômes disparaissent généralement le week-end et pendant les vacances scolaires.

Selon le Dr Benoit, pédopsychiatre à la maison de Solenn, il existe deux types de phobie scolaire. Le premier est associé à l’angoisse de séparation vis-à-vis des parents. Le second s’apparente plutôt à de la phobie sociale, c’est-à-dire la peur du regard des autres, la crainte d’être confronté à leur jugement. D’autres causes sont inclues, comme les violences, le harcèlement et toutes les questions liées à l’environnement scolaire. La pression peut en être à l’origine ainsi que la dépression et la manifestation d’un désintérêt total de l’école.

Lorsque l’enfant résiste, il est important d’être à son écoute et de comprendre. Forcer l’enfant à aller à l’école sans organiser de suivi ne fera qu’empirer les choses. Il est important de savoir ce qui se passe à l’école avec l’enseignant ou avec les camarades.

Docteur Benoit, conseille dans un deuxième temps de consulter son médecin généraliste pour s’assurer que le mal être n’est pas d’origine somatique. Le généraliste pourra mettre au jour d’éventuelles situations de violence, même au sein de la famille. Le médecin déterminera si l’enfant doit avoir ou non un suivi régulier auprès d’un pédopsychiatre.

L’enfant perd rapidement confiance en lui lorsque le trouble est installé. Tous les adultes qui entourent l’élève, que ce soit la famille ou le corps enseignant ou médical, doivent s’unir afin de proposer une reprise adaptée et progressive.

Des dispositifs comme le projet d’accueil individualisé, le service d’assistance pédagogique à domicile ou pour les stades plus avancés, les soins-études proposés dans le cadre de l’hospitalisation, sont mis en place pour prendre en charge l’enfant. La scolarité à domicile peut être une option, mais elle peut conduire à l’isolement de l’enfant. L’objectif est de retourner à l’école sur le long terme.

La phobie scolaire est un cas qui demande beaucoup de patience et de persévérance, la prise en charge peut être longue et compliquée. Les parents peuvent rencontrer des moments difficiles, il est possible de s’adresser à un psychologue ou association pour parler avec des parents rencontrant la même situation. Il est important, à la fois pour l’enfant et les parents de trouver du soutien surtout lorsqu’ils ne sont pas pris au sérieux par l’établissement.

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